20 juin 2006

Françoise,

Notre coup de fil d'hier soir était très éprouvant, j'ai eu l'impression que la terre s'effondrait une nouvelle fois sous mes pieds...

Je sais à quel point la situation est dure, elle l'est également pour moi... Je souffre énormément, je ne sais plus où j'en suis.

J'ai quand même réussi à me poser un peu ce week-end (il a quand même fallu que je me barre de chez moi... Putain, c'était bien la peine d'avoir un chez moi un jour pour en arriver là...). J'ai un peu réfléchi et je ne sais pas trop si vu comme on est allées loin, je ne crois pas que l'on puisse reprendre à zéro et tout oublier. J'ai décidé que le mieux serait que plus vite je serai seule, mieux ce sera et là je serai à même de juger ce que je souhaite...

Je voulais vraiment partir avec toi en vacances histoire de faire le point mais c'est un peu stupide de te le proposer car c'est peut-être justement l'occasion de partir seule chacune de notre côté faire un point.

Je crois que je suis suffisamment maso pour tenter la Thaïlande et en baver mais je ne sais pas si je vais avoir le courage de ne pas me foutre en l'air si je pars seule. J'ai un copain qui y part, peut-être pas cet été et je crois que je vais m'incruster, même si principalement j'ai envie d'être seule et de penser à nous... Soit la situation est intenable et dès que le papy est prêt à me lâcher des vacances, je pars et ce sera la Thaïlande sinon rien...

Ma tante m'a conseillée de me faire aider et de me faire hospitaliser une semaine tellement elle m'a vue mal... Je ne sais pas quoi faire, je n'ai plus le courage de rien et en même temps, je n'ai pas envie de gâcher mon boulot qui est la source de ma liberté... Je sais que j'ai envie d'être seule mais que je n'ai pas l'intention de t'oublier comme tu le crois. J'ai aussi réfléchi à quelque chose (trop tard évidemment) mais j'ai besoin de murir pour une relation avec toi... La gifle que je viens de prendre (de me mettre) va m'aider... Il sera trop tard quand je reviendrai vers toi et tant pis / mieux, c'est que tu seras heureuse à nouveau car tu sais moi aussi, ça me fait mal d'entendre que des filles te convoitent même si c'est la première chose que je te souhaite, d'arriver à transcender tout ça pour être heureuse.

Je regrette de nous avoir fait tant de mal... Tu me manques beaucoup et je déteste Paris rive droite nord, à tel point que je sors le moins possible et selon mon état, c'est soit l'alcool, soit les cachetons, soit les deux pour arriver à pallier ce manque... Bref, là je suis en formation trois jours et après selon mon état, soit je me sens de partir en vacances, soit j'essaie la solution médicale mais à part ma tante qui me connaît depuis longtemps, ce serait vraiment une gifle que comme tous les psys jusqu'à présent, on me dise qu'effectivement, comparé à tous les malheurs du monde je vais bien...

Je parle de moi non pour être égoïste ou t'inquiéter mais juste pour te dire que je n'ai jamais vécu de chose aussi douloureuse de ma vie...

Je t'aime Françoise, fais très très très attention à toi...


Gaëlle

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