18 juin 2006

Dimanche matin, 5h45

Je ne me suis pas encore endormie. Je suis en train de
devenir folle. J'ai relu ta lettre reçue mardi. Dans
cette lettre tu dis que tu ne renonceras jamais à moi,
que tu te battras jusqu'au bout car tu m'aimes d'un
amour pur, que tu as des choses à construire encore
avec moi... Pourtant deux jours plus tard tu étais
dans les bras de quelqu'un d'autre... C'est pour ça
que je ne voulais pas vivre avec toi... Je savais que
ça allait arriver...

Je me rends compte aujourd'hui à quel point je t'ai
aimé et à quel point j'aurai tout donné pour ne pas te
perdre. Dès notre rencontre j'ai su que tu étais
quelqu'un d'exceptionnel et pourtant j'ai été avare et
réticente dans mon amour.
J'ai toujours su que tu allais partir, pourtant je
n'ai rien fait pour changer le cours des choses... Au
contraire. Je ne me sentais pas à la hauteur d'un tel
amour. Comment, moi, je pouvais susciter et mériter
tant d'amour?
Je n'arrivais pas à lutter contre ce sentiment qu'un
jour tu partirais (un peu comme toi avec la jalousie).
Je m'en voudrais à vie.

Je reste aujourd'hui avec mes regrets. Pourquoi
suis-je partie ainsi vendredi matin?

Je voudrais sortir de ce cauchemar. Mais il est 5h55
et je n'ai toujours pas cessée de pleurer et de vomir
depuis hier soir et je suis dans la réalité : mon
amour Gaëlle est partie, je l'ai laissée partir, je
l'ai faîte partir...
Je voudrais me réveiller : On va aller acheter nos
billets pour la Grèce puis on prendra une bière dans
le Marais et après trois verres on parlera de quand on
va habiter ensemble à Rambuteau. Je te dirais que l'on
aura bientôt le même appartement que Anne et Estelle
et tu me diras que tu vas me faire un plat thaïe. Et
que je suis ton coeur, que tu m'aimes comme une
dingue...
Mais je suis réveillée depuis d'interminables heures,
le jour se lève et le cauchemar ne prend pas fin. On
ira pas aux Buttes Chaumont, tu ne feras pas les mots
croisés de Telerama en me faisant des caresses sur la
tête... J'ai tout gâché. Tu étais la chose la plus
merveilleuse qui me soit arrivée, c'était trop beau
pour être réel.

Sache seulement que je t'ai vraiment aimé.

Pardon de ne pas te l'avoir toujours montré.

Et surtout, tu n'es pas un monstre. Je suis
responsable de ce qu'il s'est passé. Je ne t'en veux
pas.

Françoise

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